Knowledge on partnerships helps farmers to boost the Rwandan sugar sector

Klantverhaal

"Les connaissances des partenariats aident les agriculteurs à développer le secteur du sucre rwandais"

Les producteurs de canne à sucre du Rwanda s'organisent maintenant mieux et s'associent à une usine sucrière, gagnant ainsi une plus grande part sur le marché du sucre et développant ainsi le secteur. Les connaissances sur les partenariats multipartites et l'approche participative et inclusive du Centre de l’Innovation pour le Développement de Wageningen ont contribué à ce changement, déclare Jean Marie Ntakirutimana du Rwanda.

Il est important que les agriculteurs s'approprient réellement le projet. En tant que conseiller, vous devez vous mettre à la place des agriculteurs
Conseilleur Jean Marie Ntakirutimana

"Les agriculteurs pouvaient m'appeler au beau milieu de la nuit quand ils avaient besoin de parler d'une question urgente. Dans pareils cas, je disais 'oui, mon patron' et j'allais voir comment je pouvais aider." C'est ce qu'affirme Jean Marie Ntakirutimana, qui a conseillé les producteurs de canne à sucre de la vallée du Nyabarongo et de l'Akagera, au Rwanda, au quotidien depuis quatre ans dans le cadre du projet 'Sugar: make it work', subventionné par Wageningen Centre for Development Innovation. Cet exemple montre de quelle manière ce projet est conçu et géré de manière participative.

Le projet adopte une approche inclusive, ce qui signifie qu'environ 3000 petits exploitants agricoles participent à la conception et aux activités du projet. En fait, la clé du succès du projet est de s'engager pleinement avec les agriculteurs, dit Ntakirutimana. "Tu dois être sur un pied d'égalité avec les fermiers et devenir ami avec eux pour pouvoir vraiment aider."

Coopération des agriculteurs

Le projet 'Sugar: make it work' a été mené entre 2014 et 2018 et a consisté en un partenariat public-privé entre les producteurs de canne à sucre, la sucrerie Kabuye Sugar Works et le gouvernement du Rwanda. Il a été financé par l'usine et le gouvernement néerlandais, à raison de 4 millions d'euros chacun. Wageningen Centre for Development Innovation a aidé les agriculteurs à s'organiser au sein de coopératives agricoles et d'organisations de gestion de l'eau, en leur fournissant des conseils dans le domaine agricole, et a aidé à développer la coopération sectorielle. Par ailleurs, le projet visait principalement à améliorer le drainage des marais, ce qui a considérablement réduit le risque de pertes de récolte et augmenté la superficie disponible pour les plantations de canne à sucre de l'usine et des 3000 agriculteurs qui fournissent 60% de la canne à sucre à cette dernière.

Les rendements et les revenus des agriculteurs se sont améliorés, notamment parce que certains agriculteurs ont eu accès à un prêt pour acheter leur propre camion, par l'intermédiaire de l'une des nouvelles coopératives agricoles. "Les agriculteurs ont augmenté leur confiance en eux et ont pris beaucoup plus de responsabilités", explique Ntakirutimana. "Auparavant, les agriculteurs étaient dispersés et ne coopéraient pas entre eux, ni avec les autres intervenants. Ils participent maintenant à des réunions trimestrielles des acteurs concernés, avec la sucrerie et les autorités locales, pour discuter des questions liées au secteur du sucre."

Partenariats multipartites

L'expertise du Wageningen Centre for Development Innovation sur la façon de coopérer avec différents partenaires et d'établir des partenariats fructueux a beaucoup aidé pour ce projet, explique Ntakirutimana. "Il est important que les agriculteurs s'approprient réellement le projet. En tant que conseiller, vous devez vous mettre à la place des agriculteurs." Ntakirutimana passait la plupart de son temps sur le terrain. C'est une approche différente des autres projets de développement, dit-il. Le Rwanda a connu de nombreux projets de développement, ce qui signifie que les agriculteurs sont parfois habitués à recevoir des prestations sans vraiment prendre leurs responsabilités, et les employés des ONG, qui se sentent supérieurs aux agriculteurs, s'occupent principalement de la rédaction de rapports dans leurs bureaux.

Ted Schrader, coordinateur général du projet 'Sugar: make it work', et la conseillère Judith Jacobs (tous deux du Wageningen Centre for Development Innovation) se rendaient régulièrement au Rwanda pour discuter avec Ntakirutimana et les agriculteurs sur les problèmes rencontrés. "Notre coopération a été très fructueuse, dit Ntakirutimana. L'approche inclusive du projet s'est construite au cours de ces discussions conjointes. En outre, les bases ont été posées lors de la formation du Wageningen Centre for Development Innovation intitulée. "Les agriculteurs organisés en tant que partenaires dans l'agrobusiness", que Ntakirutimana a suivie peu après avoir rejoint le projet. "Pour parler franchement, chaque sujet abordé durant cette formation était certainement lié à mes activités quotidiennes au travail. Des questions telles que les coopératives agricoles, les relations agriculteurs-entreprises, l'accès des agriculteurs au financement ainsi que l'action collective dans les organisations agricoles constituaient des aspects que je retrouvais au quotidien dans mon travail lorsque je suis revenu. Cela a grandement contribué au développement de ma carrière personnelle."